M. Belmonte, le portrait.

 

En quelques mots….

“J’ai rencontré Michael grâce aux réseaux sociaux. Je suis tombée sur plusieurs de ses clichés en tant que modèle dans un premier temps puis ensuite en tant que photographe.

J’ai vraiment accroché sur cet univers que je trouvais à la fois simple et précis.

J’ai aimé cette approche brute sans chichi qui pour autant était remplie d’une certaine émotion.

Rencontrer le personnage m’a confortée dans l’idée que sa présence au sein de la troupe Sick-He@rt serait un vrai plus pour la team. Je lui ai alors proposé de shooter le making of du clip de Like and Share et je dois dire que le résultat a juste été au-delà de mes attentes. Il a su comprendre ce que je recherchais et pour ne rien gâcher il a vite été accepté au sein du collectif car c’est une personne accessible, sensible et positive. Je suis très fière de le compter au sein de la troupe”.

#RLRSM

Le parcours

Quelques mots sur ton parcours en tant que modèle (les pour, les contres, des anecdotes etc)

 

“Salut, alors pour ma part, j’ai commencé comme modèle photo en 2015, presque par hasard, je connaissais une personne du milieu, une ancienne amie de boulot qui était modèle photo, qui elle même est devenu photographe. Elle était à l’époque à la recherche via Facebook, pour une de ses proches amies, de personnes ayant eu ou luttant encore contre le cancer pour son projet d’étude en photographie. J’ai trouvé l’idée superbe et je me suis donc proposé, je voulais de cette façon tourner la page sur cette partie douloureuse de ma vie. Je lui proposais un shooting lors d’une séance de tatoo, ce dernier en rapport direct avec mon cancer, du moins, ma victoire sur celui-ci. Voici un des clichés:

Le resultat fut au de là de mes pensées, j’avais aimé l’expérience et encouragé par ces deux photographes, qui me trouvaient une ressemblance avec un certain Ragnar de la série Vikings *rire*, me suis lancé. J’ai créé le personnage “Michael Belmonte” sur Facebook en hommage à ma grand mère maternelle.

Très vite mon look de barbu chauve sauvage attira les photographes alternatifs

 

crédit photo: Christophe Castillo

 

 

 

 

 

 

mais j’ai aussi eu droit à des clichés beaucoup plus classes”

Diane Tribon

A quel moment as-tu eu le déclic du photographe?

 

“J’ai fait pas mal de rencontres photo en tant que modèle, mais je commençais à me lasser, je n’arrivais plus à avancer de ce côté de l’appareil photo. Un ami photographe m’a alors prêté son numérique de secours et j’ai alors joué le jeu. Les quelques photos non floues *rire* de ce jour là m’ont conforté dans ce sens. J’ai commencé avec un argentique avec un bon vieux Fujica, puis un Minolta, et finalement je suis passé au numérique lorsque mon épouse m’a offert un Canon 100D, le bébé de la famille Canon, idéal pour apprendre la photographie sans trop se ruiner” 🙂

Aujourd’hui que peux-tu dire/raconter sur ta vie de photographe? (les pour les contre, raconter quelques anecdotes/expériences).

 

“Ca fait un peu plus d’un an maintenant que je me dis plus photographe que modèle, j’ai pas mal de shoots à mon actif et plus le temps passe et plus j’aime ce que je fais. Je privilégie les shoots à thèmes, car je veux que mes photos racontent une histoire, parlent au personnes, voire les aident.

crédit photo: Michael Belmonte

crédit photo: Michael Belmonte

Pour 2018, mon gros projet photo s’appelle [troubles] et approche les troubles que peuvent avoir les gens, ces troubles qui peuvent vous pourrir la vie, que vous cachez. A travers ce projet, les mettre au grand jour pour dire: « vous n’êtes pas seul…”

La vie d’artiste

Qu’est-ce qui te distingue du “non artiste”? Qu’est-ce qui en toi fait que tu aies besoin de prendre ton appareil photo, prendre des clichés et les travailler ensuite?

 

“J’ai toujours aimé l’art, sous toute ses formes, je dessine depuis ma plus tendre enfance, j’écoute énormément de musique, lis beaucoup etc…

Mon approche photographique est donc artistique, je suis très sévère envers moi-même, je sais ce que je veux lorsque je regarde au travers du viseur. Mais très souvent, j’arrive à capter une fraction de temps, à mes yeux parfaite, j’appuie sur le déclencheur et la photo est alors unique, impossible à reproduire, même avec la meilleure volonté du monde *rire*

Mais du coup, je suis trop dur avec les photographes qui font de la simple photo, mon oeil est alors trop critique, n’ayant pas la meme vision qu’eux, je prefère m’en éloigner. D’un autre coté, ce n’est pas plus mal, le milieu de la photographie est assez dur, beaucoup de jalousie, beaucoup trop d’ego, en trainant avec peu de photographes, ca devient nettement plus vivable pour moi *rires*

J’ai sinon une façon assez classique de travailler, je fais mes photos, puis assez rapidement, je les traite, d’abord avec Lightroom puis je donne le ton et l’ambiance final avec Photoshop. En moyenne, je sors 20 photos, rarement plus, car je n’en vois pas l’utilité, difficile à utiliser, partager etc…

Quels sont les messages que tu essayes de faire passer par le biais de la photo?

 

“Pour faire simple je vais citer mon « à propos de M.Belmonte » de ma page Facebook:

La photo pour …

 

se vider la tête

rencontrer du monde

guérir ses blessures

vivre de nouvelles aventures

s’exprimer librement”

Récompenses

Il semblerait que ton travail ait été remarqué par un magazine, peux-tu nous en dire en plus?

Tout commence avec un shoot, il y a un an, je poste cette photo sur ma page, et elle a un bon succès, une modèle et connaissance me conseille de la proposer à la page Dark Beauty Magazine.

J’ai tenté le coup et on a été retenue

La photo a été publiée sur plusieurs réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram, sur le site de Dark Beauty, virtuellement et physiquement.

 

Par la suite j’en ai proposé quelques autres, une pour le moment n’a pas été retenue, les autres oui, j’en suis assez fier

 

Ca n’amène pas énormément de clics mais pour l’ego, il y a rien de mieux “rires”

 

 

Et hors objectif, qui est Michael?

Au quotidien, je suis quelqu’un de discret, la plupart du temps, passionné, curieux, j’attache une énorme importance à mes enfants, même si je les vois pas assez, ou des fois trop “rires”

J’adore manger, rire, manger, faire la sieste, lire, manger et ainsi de suite 🙂

 

Retrouvez toute l’actu de Michael sur sa page Facebook:

https://www.facebook.com/mbelmontephotography/

 

ou encore sur site internet:

http://hemmesse.wixsite.com/mbelmontephotography

Au fil des caprices, les confidences d’une artiste

Je suis Céline, mon nom de photographe est Au Fil Des Caprices.

 

crédit photo: Charles Pietri

 

 

Ce nom d’artiste me vient de l’époque où je créais mes propres bijoux, à la demande des clients… au fil de leurs caprices 😉

Je vis à Lyon avec un homme merveilleux.

Au tout début, je photographiais les petites fleurs de mon balcon, et puis un jour je les ai montrées au club photo de mon quartier que je découvrais. Ils ont été fort indulgents avec moi, les pauvres, quel supplice cela a dû être pour eux !

 

Mais cette soirée a été le déclic car j’ai surtout été subjuguée par la beauté des images que j’ai pu y voir. En les écoutant, je me suis rendue compte très rapidement de la somme de travail à fournir pour en arriver à ce niveau, et je ne me sentais pas prête à y consacrer tant d’énergie à ce moment-là.

crédit photo: Laurent Menora Make up by Marie Lepage

A cette époque j’avais une autre passion, les loisirs créatifs, et elle occupait mon imagination le jour et mes mains la nuit. En sortant de cette soirée, je me suis dit que je m’y mettrais un jour, mais je n’avais pas envie de faire les choses à moitié. Ce n’était simplement pas le moment pour l’instant… Bien plus tard, je suis partie en stages-voyages avec des photographes professionnels pour apprendre en conditions réelles, et ce partage fut passionnant.

  Aujourd’hui dans beaucoup de mes images, j’aime provoquer. Pas dans le sens négatif du terme, mais je cherche avant tout une réaction de celui qui regarde mes photos.

Modèle: Lili Brown Maquilleuse My Beauty Look

Émotion, sentiment, ou même ressentiment, j’ai besoin d’avoir du vivant en face de moi et non pas un simple visiteur passif. En règle général c’est tout ou rien : on adore ou on déteste, la demie mesure n’est pas dans mes gènes.

La plupart des shootings démarrent généralement de la personnalité de mon modèle (j’entends par modèle toute personne qui se retrouve devant mon objectif, et ça peut être une personne habituée à poser, ou quelqu’un comme … vous, simplement).

Modèle ManithiiL Maquilleuse Natacha Gperez

D’ordinaire les auteurs-photographes imaginent leurs projets et vont chercher la pièce manquante à leur puzzle.  A contrario de cette méthode, je cherche à savoir qui est mon modèle pour monter le projet autour d’elle ou de lui. Un projet qui LUI ressemble. L’idée du thème peut partir de son état d’esprit du moment, d’une expérience, d’un challenge, d’un rêve fou, d’une peur… de fait, nous échangeons beaucoup au préalable. Du coup, le shooting qui s’en suit se déroule en confiance et dans la plus grande décontraction. Ensuite, mon modèle découvre les images, et bien souvent le sourire est là… elle/il ne s’est jamais vu comme cela et ça lui plait.

Il est vrai que la photo beauté ne m’intéresse guère. Je veux avoir une personnalité en face de moi et non pas qu’un physique. Je cherche à faire une image qui raconte quelque chose, une photo vivante, émouvante.

 

Par exemple, un jour une magnifique jeune femme gothique (toute de noir vêtue évidemment) est venue me voir en me disant que son challenge c’était la couleur. Je crois que j’ai fait le plus merveilleux des shoots haut en couleurs ce jour là. Un moment magique.

Modèle: Carole Eyraud Make up: Lady Tinetine

Lorsque je traite mes images, je fais en sorte de leur donner un côté décalé, onirique ou dark selon les sujets. Je retire toute notion de lieu, ou d’époque, car je veux que mon lecteur ne soit concentré que sur son ressenti, et rien d’autre sur lequel se raccrocher pour une analyse ou une interprétation purement logique.

Qu’elle embaume le bonheur ou dérange profondément, c’est le cœur qui doit parler et non la tête.

Pour finir, je travaille la plupart du temps avec des maquilleurs/maquilleuses, en formation ou professionnelles. Leurs make-up artistiques sont de toute beauté et indéniablement, pour moi, sans leur travail les photos n’auraient pas le même impacte.

Modèle Sabine Romatif Maquillage Jasminka Keres

Contrairement à la majorité des photographes, le moment du shoot n’est pas un pur plaisir pour moi mais c’est plutôt 100% stress. Mon plaisir vient surtout de tout le processus d’imagination du projet, chercher les accessoires, préparer les tenues et les make-up pendant les réunions de travail, monter le décor, imaginer les mises en scène, s’être imprégnée de centaines d’images sur le sujet. Tout ceci me fait rêver, mon imaginaire tourne à plein régime et c’est là que je me sens le mieux. Après tout cela, vient le moment du post-traitement. Encore une partie de plaisir car c’est là que l’image se révèle, elle prend naissance au dernier clic. Lorsque j’ai fini et que cette photo me fait quelque chose, là je me dis que j’ai bien bossé.

Pour l’inspiration je puise dans absolument tout ce qui m’entoure en réalité. Mes 20 ans de loisirs créatifs m’ont appris à observer, isoler le détail, observer une texture, associer les couleurs. Je m’abreuve également de centaines d’images en tout genre et je pioche les idées et les techniques pour faire mes propres « mixtures » photographiques.

Et puis, et surtout, rien de telles que les personnalités très variées de mes modèles pour créer l’inspiration, et c’est d’ailleurs pour cette raison que je fais tant de shootings différents. Mais j’avoue que, tout de même, j’ai une forte attirance pour les images torturées, sombres et angoissantes car ce sont celles qui m’émeuvent le plus.

Modèles LF Atmospheres & Jenna Ly Maquillage My Beauty Look

Aujourd’hui je n’ai pas de photographes préférés je crois, ou tout du moins, je ne pense pas avoir encore trouvé mon « maitre » absolu. Nous avons tous nos points forts et nos points faibles, et je sais apprécier la qualité d’un travail même s’il ne correspond pas à mes goûts.

Quoi qu’il en soit, dans chaque image il y a quelque chose à apprendre, soit par la vision du photographe (et le message qu’il a voulu passer), soit sur soi-même (par l’interprétation que l’on en a faite).

Modèle & Makeup Karine Amaral Styliste A vos Souhaits Création Bijoux et accessoires Les secrets d’Aléna

Au quotidien, les projets fleurissent au fil des rencontres. J’ai croisé récemment le chemin d’une jeune fille de 16 ans. Un profil intéressant, tant physiquement que dans sa personnalité. Un petit diamant brut qui a besoin de la photo comme thérapie pour refaçonner sa propre image. Voilà le genre de sujet qui m’intéresse. Nous allons prendre notre temps pour nous connaitre, nous allons certainement passer des soirées entières à discuter, et nous ferons ce shooting quand elle sera prête. Je sais que tout ceci va l’aider, et je suis ravie d’en faire partie.

La photo c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour aider les autres, toutes mes autres tentatives ont toujours échoué.

C’est la première fois qu’une passion me tient aussi longtemps, et j’espère que ça va continuer encore et encore. Je dois avouer que, je suis souvent déçue par la nature humaine de façon générale, mais la photographie me prouve chaque jour que l’on peut rencontrer de belles personnes.

Modèle: Carole Eyraud Make up: Lady Tinetine

Le mot de la fin:

Pour tenir dans la vie, il faut avoir 3 piliers : l’amour (famille, amis) / le travail / une passion. Pourquoi 3 ? Eh bien parce qu’au cas où un pilier s’effondre, on reste stable sur les 2 autres.

 

Modèle Yoake – Cosplay and Photography

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