Chapitre 1- Genèse d’un humain déshumanisé

L’être humain n’a de cesse de chercher à se surpasser.

Crédit photo: Au Fil des Caprices

 

Nous avons appris de notre passé, de nos échecs, nous avons tenté d’améliorer notre style de vie et parfois même réussi. Il fut un temps où les moindres tâches étaient pénibles et demandaient un temps infini.

Aujourd’hui nous nous plaignons du temps qui court et pourtant nous vivons plus vieux c’est indéniable, nous avons de meilleures conditions de vie, nous avons accès à tellement de choses si vite. Autrefois le moindre trajet se comptait en jours, en semaines, en mois. Il fallait prendre le temps de voir sa récolte pousser, prendre le temps d’allumer un feu pour se réchauffer, prendre le temps d’aller chercher de l’eau pour étancher sa soif, prendre le temps de récolter ou de chasser pour se nourrir, prendre le temps de coudre pour se vêtir, prendre le temps Pourtant du temps nous n’en avons plus….

Nous n’avons plus le temps de nous considérer les uns les autres, plus le temps d’élever nos enfants nous-mêmes, plus le temps d’appeler nos amis, plus le temps d’aller rendre visite à nos aînés, plus le temps de voyager, plus le temps de lire et d’alimenter notre culture, plus le temps de réfléchir à une éventuelle spiritualité….

Alors serait-ce l’argent ?

Car le monde est en crise lisons-nous ! Que ce soit ainsi la fin du règne de ce capitalisme pitoyable qui détruit l’humanité des peuples ? En quoi l’argent nous donnerait-il la possibilité de mieux aimer nos enfants et nos aînés ? En quoi l’argent nous aiderait-il à lire ce qui est accessible gratuitement ? En quoi l’argent nous aiderait-il à méditer sur nous-mêmes afin de devenir meilleur ?

Il existe dans ce siècle une hypocrisie bien certaine qui vise à entretenir la paresse et la médiocrité qui n’en est finalement que la conséquence. Les valeurs d’un homme viennent de son cœur et son cœur bat en direction de ce que son œil voit. Ainsi nous alimentons notre âme de ce qui nous entoure et de ce que nous pouvons alors ressentir.
crédit photo: Au Fil des Caprices

Si notre curiosité est réduite alors notre œil voit peu. Il est comme alimenté par une obscurité bien installée et notre cœur s’appauvrit à cause d’un manque d’observation. Il bat alors au ralenti puis finit petit à petit par s’éteindre.

Alors nous vivons pour activer la machine mais l’intérieur est comme mort. Tout nous ramène à ces ténèbres en nous. Puis un jour tout change car le monde évolue. Le monde met devant notre œil aigri et fatigué une petite lumière qui diffuse tant d’informations (vraies ou fausses mais tellement distrayantes). Ainsi notre cœur est à nouveau stimulé par cette lumière et l’âme renaît. Elle se nourrit de tout ce qui lui vient de ce petit objet lumineux et actif. Et alors les valeurs de l’homme sont ce que véhicule cette nouvelle technologie.

Mais qu’y-a-t-il de vrai là-dedans ?

 

Crédit photo: Au fil des Caprices

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